L’ancien Ballon d’Or Kaká, légende du football brésilien et champion du monde 2002, a livré son analyse sur les équipes capables de remporter la prochaine Coupe du Monde, dont le coup d’envoi est prévu le 20 novembre. Dans une interview accordée à La Gazzetta dello Sport, l’ancien meneur de jeu du Milan AC et du Real Madrid a exprimé sa confiance dans la sélection brésilienne, tout en citant plusieurs autres nations qu’il juge capables d’aller au bout. Toujours aussi passionné par le football, Kaká reste attentif à l’évolution de la Seleção, aujourd’hui dirigée par Tite, dont il salue la continuité et la rigueur dans le travail. Selon lui, le Brésil possède à la fois l’expérience, le talent et la stabilité nécessaires pour décrocher un nouveau sacre mondial, 22 ans après le dernier remporté par Ronaldo, Ronaldinho et consorts en 2002.
« Je mise sur le Brésil pour cette Coupe du Monde car ils travaillent sur leur projet depuis un certain temps. Les bons résultats de l’équipe de Tite, ainsi que leur expérience et leur capacité à gérer les imprévus, en témoignent. Vinicius, Rodrygo, Antony et bien d’autres joueurs ont énormément progressé ces deux dernières années. Je ne connaissais pas Bremer avant, mais maintenant je vois à quel point il est fort », a expliqué Kaká. Ces propos traduisent la foi inébranlable de l’ancien meneur de jeu envers son pays natal, mais aussi son admiration pour une génération brésilienne jeune, talentueuse et ambitieuse, qui a su s’adapter au football moderne sans renier le style offensif caractéristique du Brésil.
Pour Kaká, le Brésil n’est pas la seule équipe armée pour soulever le trophée. L’ancien joueur du Real Madrid a également cité l’Argentine et la France comme de sérieux prétendants, soulignant leur équilibre collectif et l’expérience de leurs cadres. Concernant l’Argentine, il estime que la victoire de Lionel Messi et de ses coéquipiers à la Coupe du Monde 2022 a renforcé la confiance du groupe dirigé par Lionel Scaloni : « L’Argentine a trouvé la bonne formule. Elle joue un football collectif, équilibré, et elle a retrouvé l’unité qu’elle avait parfois perdue. Messi est plus serein que jamais, et autour de lui, il y a une génération talentueuse. »
La France, de son côté, reste à ses yeux une équipe redoutable. Kaká met en avant la profondeur de son effectif et la qualité exceptionnelle de ses individualités : « La France possède l’un des effectifs les plus impressionnants au monde. Même avec les blessures, ils trouvent toujours des solutions. Mbappé est un joueur extraordinaire, et avec des talents comme Griezmann, Tchouaméni ou Camavinga, ils peuvent battre n’importe qui. » Ces deux sélections figurent logiquement dans le trio de tête des favoris de Kaká, aux côtés du Brésil. Pour lui, ces équipes combinent l’expérience des grands tournois, la stabilité tactique et la force mentale indispensable pour résister à la pression d’une compétition aussi exigeante que la Coupe du Monde.

Mais Kaká a aussi surpris en mentionnant un outsider inattendu : la Serbie, une équipe qui, selon lui, pourrait créer la surprise.S’il n’est pas surprenant d’entendre Kaká citer les grandes nations traditionnelles, son choix de la Serbie comme outsider de la compétition a intrigué de nombreux observateurs. L’ancien international brésilien a justifié ce choix en évoquant le profil physique et technique des joueurs serbes, mais aussi leur mentalité de guerriers. « Et, surprise, je citerais la Serbie, une équipe très dangereuse », a-t-il confié.
La Serbie, dirigée par Dragan Stojković, s’est imposée ces dernières années comme une équipe solide et difficile à manœuvrer. Avec des joueurs évoluant dans les plus grands championnats européens, comme Dusan Vlahović, Sergej Milinković-Savić ou Aleksandar Mitrović, la sélection balkanique allie puissance, technique et efficacité. Kaká, admiratif du style de jeu serbe, considère qu’elle dispose du profil parfait pour jouer les trouble-fêtes dans une compétition souvent marquée par les surprises. Il estime que cette équipe a le potentiel pour battre des adversaires plus prestigieux si elle maintient sa cohésion et son intensité.
À travers ses déclarations, Kaká a aussi livré un regard plus général sur l’évolution du football moderne et sur la place des nouvelles générations dans le jeu international. L’ancien maestro du Milan AC, connu pour son élégance et son intelligence de jeu, se montre admiratif du niveau technique atteint par les jeunes joueurs d’aujourd’hui. Il cite notamment Vinicius Junior et Rodrygo, qu’il voit comme les héritiers du football brésilien spectaculaire : « Vinicius et Rodrygo ont franchi un palier.
Ils ne se contentent plus d’être de bons dribbleurs, ils sont devenus des joueurs complets. Ils marquent, ils créent, et surtout, ils jouent pour l’équipe. C’est exactement ce dont le Brésil avait besoin. » Kaká reconnaît également la qualité du travail effectué par l’encadrement de la Seleção, qui a su intégrer ces jeunes talents tout en maintenant une culture de la victoire. Selon lui, le Brésil retrouve peu à peu cette identité qui combine rigueur européenne et créativité sud-américaine, une alchimie indispensable pour triompher dans les grandes compétitions.